Finale Messieurs Wimbledon 2016 – Murray vs Raonic

Comment Murray a pris le dessus sur Raonic dans cette finale de Grand Chelem où les nerfs ont forcément joué un rôle…

Pourquoi Raonic a raison de croire qu’il peut encore s’améliorer…

Après la défaite surprise de Novak Djokovic au 3ème tour, Andy Murray s’est retrouvé dans la peau du favori d’un Grand Chelem pour la première fois en 42 participations. Cette pression était d’autant plus forte lors de cette finale Murray vs Raonic, que l’Ecossais partait en position de large favori à domicile. Heureusement pour l’Ecossais, il n’a pas montré de signe évident de stress, contrairement à son adversaire pour qui une première finale de Grand Chelem était forcément synonyme de stress.

Malgré le niveau que Raonic avait montré au moment de conclure face à un Roger Federer faiblissant, la mission s’annonçait difficile face à un brillant défenseur tel que Murray, capable de percées éblouissantes sur le service de feu de son adversaire.

Comme le disait Roddick en cours de match, Raonic cherchait logiquement à être très agressif et à raccourcir les échanges de façon très claire. Mais faire service/volée sur chacun de ses premiers services le rendait assez prévisible, ce qui n’est pas forcément une bonne idée face à l’un des meilleurs retourneurs et passeurs du circuit.

Au final, l’arme principale du Canadien a été relativement neutralisée par Murray, puisqu’il a servi seulement 8 aces pour une moyenne de 23 par match sur le tournoi. Il a beau avoir servi le 2ème service le plus rapide de l’histoire du tournoi (147mph, soit 236.5 km/h), celui-ci a été retourné par Murray qui a remporté le point… Sur un passing.

Peut-être Raonic aurait-il mieux fait de se concentrer sur le pourcentage et la variété de ses premiers services, plutôt que la vitesse ? En effet, avec 64% de premières balles, dont seulement 67% lui ont donné le point, il est largement devancé par Murray dans le secteur qui devrait être sa chasse gardée (67% de premières pour Murray et surtout 87% de points gagnés). A partir de là, il est difficile de rivaliser avec Murray qui s’avère bien sûr meilleur dès que les échanges durent : 12 fautes non provoquées contre 29 pour Raonic, et autant de coups gagnants (39) des deux côtés.

Sans doute ses nerfs ont-ils poussé le Canadien à trop se précipiter pour conclure donc abréger les échanges. Mais son impatience s’est aussi ressentie sur les services et les retours, notamment dans le tie-break où il manque un retour sur second service. On recommande d’ailleurs de prendre son temps lorsqu’on est mené au score : temporiser pour analyser, laisser le vent tourner, plutôt qu’enchaîner point sur point au risque de rentrer dans le syndrôme du « bulldozer », qui permet à l’adversaire de prendre de plus en plus l’ascendant jusqu’à vous « écraser » mentalement.

Gageons que lors d’une prochaine finale (en Grand Chelem s’il en a l’occasion, en Masters 1000 à coup sûr), Raonic saura maîtriser davantage ses nerfs et tirer parti de ses armes avec plus d’efficacité.

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3 pensées sur “Finale Messieurs Wimbledon 2016 – Murray vs Raonic”

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